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    Itinéraires et influences

 

 

L'idée fondatrice est d'inviter la nature dans l’œuvre.

J'utilise des éléments naturels glanés au fil de mes promenades.

Issus du monde végétal ,minéral ou animal, toutes ces matières sont soigneusement choisies pour leur stabilité et leur pérennité dans le temps, ne nécessitant aucun traitement.

Ces éléments sont collés, voire enchâssés, dans du contre-plaqué marine monté sur châssis

Ils sont associés à la peinture acrylique. J'utilise essentiellement la technique du glacis, partant d'un fond noir, la naissance de la couleur et de la lumière se fait couche après couche. 

Je travaille en parallèle sur différentes séries comme "Le passage", "écorce de bouleau", "Pierres et lumières"...

Chaque série à sa fonction, notamment dans l' invitation faite au regard de modifier son angle de vue . 

"Écorce de bouleau" est la première  série (1993). Mise à plat, des cartographies se dessinent irrésistiblement , l’œil survole l'espace de ces écorces devenues terrestres.

La dernière(2009), "Le passage", ouvre l'espace devant soi vers un point d'équilibre; alors que  "Pierres et lumières"(2000) vient à notre rencontre.

Ma création se situe dans plusieurs courants; celui de l'abstraction suggestive, du land art, de l'art brut. 

 

Mes tableaux sont la combinaison d’influences diverses. 

La première vient de ma jeunesse passée en Afrique où l’art originel est sacralisé, notamment dans sa relation avec la nature. Coquillages, écorces, bois et autres éléments sont dans les créations . 

La dernière est la physique quantique, plus spécialement ces ondes invisibles qui relient toutes choses entre elles.

L’utilisation de la matière peinture évoque les mouvements de l’insaisissable: le vent, l’eau, la brume, le feu... La nécessité d’équilibrer le tableau avec du concret est matérialisée par la présence de pierres,

et toutes matières pérennes dans le temps, même les mousses immortelles que l'on peut arroser.  

J’aime en particulier l’écorce de bouleau : ses mystérieuses lenticelles m’interrogent comme une écriture à découvrir, les pierres pour leur permanence, les sables pour l’infini , les mousses pour la vie qui en émane…

J’aime combiner maîtrise et lâcher-prise, en me laissant surprendre par les métamorphoses des matières sur lesquelles je travaille.

En ‘coproduisant’ avec ces matières premières issues du monde végétal, animal et minéral, je cherche, avec la lumière, à rendre visible le lien qui unit les différents éléments de la Vie.

 

Depuis de nombreuses années, ces éléments m’insufflent une vision du monde :

La Terre n’est pas une boule inerte. La nature est vivante, et cette vie est notre plus précieuse alliée.

Partir à sa découverte, c’est emprunter des chemins où nous pouvons, à chaque pas, prélever des miracles qui viennent enrichir l’inventaire de ses curiosités.

C’est observer et restituer un monde en perpétuelle transformation; lente comme l’érosion, ou radicale comme après un cyclone.

Si les matières et les couleurs changent, la quête de la lumière reste, elle, immuable. 

Elle donne au tableau sa profondeur où l’horizon des possibles reste ouvert .

 

 

 

Biographie

 

Le temps de naître à Dieulefit (Drôme) en 1966 et Naïma Carbonare s’envole en Afrique pour une enfance en contact avec une nature qui l’enchante, l’inspire et participe à développer un imaginaire fécond. 

En 1990, elle obtient son diplôme à l'Ecole nationale des beaux-arts de Lyon, puis, en 1991, elle fonde avec 4 autres étudiantes l'association nomade d'arts multidisciplinaires La Bizz'Art,  soutenue par le Ministère de la Culture. La Bizz’art lui permet de réaliser de nombreuses performances et installations, toujours avec la nature au coeur du même concept, celui où l’humain et la nature se révèlent et se confondent .

A ce jour, Naïma collabore encore ponctuellement avec cette association toujours active, en faisant des installations sur des arbres. 

 

Pendant plusieurs années Naïma met son talent au service  du cinéma et de l’évènementiel, en tant que cheffe peintre, notamment pour les frères Larrieu et pour la société Eventi (Paris)  - 45 chantiers en France et en Europe-.

 

Dans le même temps, elle peint et expose régulièrement ses tableaux dans des galeries  comme ‘Carré d’artistes’  et pour l’association ‘Vœux d’artistes’. Ses créations voyagent ainsi en France (Paris, Marseille, Lyon) et à l’étranger  (Wesport-USA, Amsterdam, Barcelone)... 

 

Pour être plus près de la nature, Naïma décide en 2003 de s’installer dans la Drôme provençale et de se consacrer à sa création. Elle expose dans différents lieux comme la Galerie ‘L’Art au Zénith’ à Nyons,  avant d’ouvrir ‘l’Artisterie’ son espace de création et  de vente/exposition, à Poët-Laval, un des plus beaux villages de France. 

Naïma y anime des stages et invite régulièrement d'autres artistes a exposer dans sa galerie.

 

Depuis 2014, elle met également son art au service de l’enseignement, au Lycée ‘Montesquieu’ de Valence où elle est intervenante en arts plastiques pour des jeunes migrants.

 

Elle poursuit sa carrière internationale notamment en Malaisie où elle a été plusieurs fois invitée par l’ambassade de France à ‘Art Expo Malaysia’à Kuala Lumpur

Elle a participé au salon Comparaison,  Art Capital, au grand palais à Paris en 2019 et en 2020

 

 

Itineraries and influences

 

 

 

At the age of 20, when I was a student in the Fine Arts School of Lyon, I used paint and sculpt in an abandoned quarry. This desire to be in direct contact with nature has never left me.
During my career, I had produced many performances which received the support of the French Ministry of Culture, and had exhibited in numerous art galeries (Paris, Barcelona, Lyon, Bordeaux, Westport USA, Malaysia, etc.)


My paintings are a convergence of many influences.
The first goes back to my childhood in Africa, where art is sacred.
The last is quantum physics, more specifically, those invisible waves that connect all things together.


The way I use the paint evokes the elusive elements in nature: the wind, water, mist and fire … The painting finds a necessary balance through the presence of tangible objects, stones, bark, sand …


By co-creating with raw materials from the mineral and plant realms, I'm seeking to make visible this link, which connects all Life.

I have a particularly affinity for the bark of the birch tree: for me, its mysterious lenticels are like an ancient form of writing yet to be decoded.
And then there’s coal, the fossil fuel, so important to my ancestors, stones for their permanence, sand for infinity …


For many years, these different elements have ignited within me a vision of the world, one where the Earth is not an inert ball. If we set out to discover it, we are taken along paths where we can chance upon miracles around every corner, like a magnificent cabinet of curiosities. It leads us to observe and replicate a world where perpetual change, whether slow like erosion or radical like a typhoon, is a permanent force.


Although the materials and colours may change, the search for light remains constant. It gives the painting all its depth where the horizon of possibilities is always open.


 

Naïma Carbonare

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